UN PROJET PAR NOUR ABI RACHED ET SARA ZAHER

Notre approche de conception du projet était de rester dans la continuité de nos articles « état de l’art » qui sont : La Warka Water Tower et le nouveau système de tissage robotique et pousser nos articles a un projet concret et repenser qui dialoguent en continuité avec nos deux articles respectifs.
(Pour plus d’informations sur le système originel de la Warka Water Tower de la récupération des eaux ainsi que le système de tissage robotique, veuillez-vous referez aux articles « Etat de l’art » : http://sapi.paris-lavillette.archi.fr/CTID924/?p=12959 et http://sapi.paris-lavillette.archi.fr/CTID924/?p=13171)
REPRENDRE POUR COMPRENDRE
On a de prime abord commencé par une reconstruction paramétrique du modèle initial de la Warka Water Tower. Ceci nous a aidés à bien comprendre la structure initiale, son système d’assemblage et sa modularité. Ce travail de recherche a donné fruit à deux possibles modélisations de la structure originelle, qu’on a intitulé ORIGIN. I et ORIGIN. II. Ce travail de recherche nous a par la suite permis d’aborder une approche plus personnelle et expérimentale qu’on a également exploré à la suite.
ORIGIN. I
Un premier essai de construction des principes de la tour. Notamment baser sur le principe modulaire de la Tour, la présence des cinq modules qui favorise le transport et la construction. Le résultat final de la version « ORIGIN. I « est une tour ou la coupure au niveau des cinq modules est claire et apparente, contrairement a la version « ORIGIN. II » qui elle présente une surface lisse et qui ne présente pas de coupures au niveau des jonctions.
VUE EN COUPE DE LA VERSION 1 – SOURCE : TRAVAIL PERSONNEL VUE AXONOMETRIQUE DE LA VERSION I – SOURCE : TRAVAIL PERSONNEL



Le but de ce code c’est de retranscrire la structure identique de la Warka Tower, diviser en cinq parties, afin de pouvoir l’assembler une fois après sa fabrication.
On dessine des Curves, puis on les divise en points, avec le component shift, on réussit à faire une rotation des points (X+1). Une fois les points en place, on les relie entre eux par des « Curves » (lignes), qu’on pourra « Pipe » à un rayon précis.
ORIGIN. II
La seconde version de recherche. Ce modèle s’appuie plus sur la forme générale où on a essayé de minimaliser les coupures et les interruptions dans la courbure du maillage structurant. Cela à aboutit à une nouvelle approche grasshopper et une nouvelle forme plus complète que la précédente version I.

VUE EN COUPE DE LA VERSION II – SOURCE : TRAVAIL PERSONNEL VUE EN PLAN DE LA VERSION II – SOURCE : TRAVAIL PERSONNEL STRUCTURE DE LA MAILLE – SOURCE : TRAVAIL PERSONNEL VUE EN COUPE AVEC ECHELLE HUMAINE DE LA VERSION II – SOURCE : TRAVAIL PERSONNEL

Pour la deuxième version de la Warka tower, on a procédé en travaillant plus à ce que la surface reste courbée. En effet, en commençant par une simple courbe, on a réussi à faire une surface qu’on ensuite diviser en points, pour les relier entre eux a la fin, et ajouter de l’épaisseur. Les divisions dans cette structure se font à travers le component subdivision surface, auquel on pourra modifier le nombre de parties à diviser selon les U et les V. Cette deuxième expérimentation se rapprochait plus de nos attentes au niveau de la forme.
NOTRE VERSION DE LA WARKA WATER TOWER (WT 2.0)
Comme évoque précédemment, nous vons pousser le travail de recherche structurelle et de modélisation de la version original de du Waka water tower pour arriver à une version propre à nous. Notre version reprend le principe structurelle, de la Warka Water Tower mais avec un système de tissage propre. Le changement primaire reste notamment l’extension de la maille structurante qui crée une sorte de microclimat intérieure, favorisant les plantations de plusieurs types de plantes qui nécessitent une certaine humidité est créé un climat de fraicheur pour les rencontres sociales. Cet aspect social est fidèle à la Warka WaterTower originel, qui est principalement basé sur la préservation de ces liens sociaux au sein du village.


Le principe structurel est identique au principe de la Warka Tower originel. Un principe de plusieurs modules assemblés et montés sur le site à l’aide de matériaux locaux comme le bamboo et les lianes qui servent de jonction entre les différents éléments. Le maillage intérieur est également de la récupération locale notamment de Nylon recyclée ou autres matériaux favorisant la descente verticale des eaux.
AXONOMETRIE – SOURCE : TRAVAIL PERSONNEL AXONOMETRIE – SOURCE : TRAVAIL PERSONNEL AXONOMETRIE AVEC ECHELLE HUMAINE – SOURCE : TRAVAIL PERSONNEL FACADE AVEC ECHELLE HUMAINE ET QUOTATIONS – SOURCE : TRAVAIL PERSONNEL



Notre structure est composée de deux enveloppes : une structure extérieure portante en bois, et une deuxième à l’intérieur qui a pour but de capter l’humidité pour faire couler l’eau. La première structure portante en bois est travaillée avec des « curves », puis transformée en surface avec le loft, en travaillant avec le net component, on arrive à obtenir une forme croise en ligne qu’on a pu extruder à la fin pour obtenir une épaisseur.
Pour ce qui concerne la structure intérieure, c’est un tissage. Cette structure est aussi travaillée à partir de « curves », puis transformer en surface sur laquelle on a pu projeter des lignes variables dans leurs sens. Pour avoir une épaisseur pour les lignes, on a fait « pipe » avec un rayon qui pourrai être également modifiable selon le besoin.
Grasshopper, nous a permis de comprendre comment penser les entités à base paramétrique, en prenant en compte les jonctions. Ainsi ça nous a permis d’expérimenter dans le sens où on a réussi a créé différentes itérations pour un modèle pour enfin choisir celui qui est plus adapté aux besoins demandés.
ENCORE PLUS LOIN : MODEL EXPERIMENTALE
Notre première version respectait le principe structurel de la version original de la Warka Water Tower, mais la version expérimentale présente une liberté structurelle accentuée. Le système de récupération des eaux et de création dans microclimat reste le même. La différence est apparente dans le système structurel qui se transforme plutôt en un système de « pièces à assembler » imprimer en 3D. Ainsi qu’un système de tissage plus complexe et plus performant.



En restant toujours dans le même système, on s’est projeté à faire une version plus expérimentale où la structure extérieure en bois se forme à partir d’un pattern assemblé (motif). Sa modélisation consiste à l’ajout du component « Voronoi », qui crée la forme des motifs, en courbes, qui ont été extrudées pour donner une épaisseur. Toutes les épaisseurs, sont avec des sliders, se qui permet leur modification et leur variation.
AXONOMETRIE – SOURCE : TRAVAIL PERSONNEL PERSPECTIVE – SOURCE : TRAVAIL PERSONNEL ZOOM SUR LE TISSAGE ET MATERIALITÉ – SOURCE : TRAVAIL PERSONNEL VUE EN PLAN DE LA VERSION EXPERIMENTALE – SOURCE : TRAVAIL PERSONNEL


RENDU ET CONTEXTUALISATION

On a aimé finir par une mise en contexte de notre version de la Warka Water Tower (WT 2.0) . Un contexte à climat chaud /humide. Cette image raconte une histoire et « humanise » d’une certaine façon ce dispositif, le place a l’échelle humaine et à l’échelle des pratiques quotidiennes dans l’espace-temps.


