Présentation et contexte du projet

Ce projet est une réalisation personnelle réalisé en 2018-2019 lors de ma première année de Licence. Le projet est collectif. Chaque élève de la classe avait pour mission de produire un pavillon pour une « Exposition Universelle » sur les rives de l’île aux Cygnes. Chacun d’entre eux s’est vu attribué un emplacement. J’ai hérité de l’emplacement le plus proche du Pont Bir-Hakeim, sur la rive gauche face au 16ème arrdt de Paris. 

L’ambition de ce projet était de faire naître un pavillon sur la base d’un élément naturel végétal : j’ai choisi le nénuphar. C’est alors que je me suis intéressé aux tableaux de Claude Monet. L’idée de l’étang de nénuphars sur la Seine a guidé les lignes du projet. Elle s’est matérialisée sous la forme d’une géométrie de disque qui s’emboitent les uns sur les autres afin de créer un lieu au centre du pavillon. Afin de fabriquer une atmosphère mystique voire sacrée qui puisse mettre en lumière l’espace centrale du pavillon il a fallu trouver une architecture qui mêle souplesse et supériorité. Dès lors j’ai observé le nénuphar à une autre échelle, construisant des origamis de nénuphar pour trouver certaine ligne directrice. Ce travail a m’a conduit à l’intuition de retourner le nénuphar vers l’intérieur de « l’étang de nénuphar ». C’est ainsi que j’ai réinterprété le nénuphar au travers d’une géométrie courbe. Ce sont en fait des lianes formant des vagues qui se connectent en un point pour élaborer des jeux de lumières au sein du pavillon. Le nénuphar protège le pistil et l’étamine grâce à ses remparts de pétales c’est pourquoi, dans cette volonté de créer un espace protégé j’ai proposé de recouvrir le pavillon d’une toile de jute qui aura pour objectif de diffuser la lumière et ajouter une limite supplémentaire entre l’intérieur et l’extérieur. C’est ainsi que le pavillon « Le Nénuphar » s’est élaboré. 

Ce pavillon pourrait s’incarner comme un espace de lecture ou de repos. Les images de la bibliothèque de Tianjin en Chine construit par MDRDV avaient stimulé mon inspiration quant à l’ambiance que je souhaite offrir à ce pavillon. 

Conception et modélisation du projet

Conception: 

La réalisation de la maquette s’est faite en liège. Le liège est un matériau qui a de bonnes capacité thermique et acoustique. Recouvrir l’ensemble de l’ossature bois des disques et faire les lianes en lièges avait pour objectif de conserver la chaleur au sein du pavillon pour finalement symbolise l’énergie du pouvoir des fleurs. En outre pour offrir cette sensation de sérénité le silence était une nécessité. Le liège comme isolation acoustique rempli ce besoin. 

Modélisation: 

Afin de pouvoir comprendre avec un regard plus averti ce projet, cinq ans après sa conception, j’ai choisi de reproduire cet espace. Je me laisse la liberté pendant cette modélisation de transformer ou d’apporter certaines modification à cette architecture. 

Matérialisation du projet : fabrication, assemblage, montage

Hypothèse de fabrication : Pour produire cette géométrie, je suis parti de la création d’une vague (un pétale) que j’ai pu développer afin de créer l’objet souhaité. Une fois que les l’ensemble des épaisseurs du nénuphar retourné seront modéliser il faudra les rendre développable afin qu’elles puissent être imprimé à la découpe laser sur du carton bois un millimètre. Réaliser cette maquette en carton bois sera plus stable que du liège d’un millimètre. Ainsi il restera à superposer et coller le différent module pour finaliser le produit souhaitée. 

Modélisation Grasshopper :

Pour construire la modélisation paramétrique de la coupole il a fallu associer une curve à un pétale. Ensuite le travail s’est organisé en intégrant des paramètres gérant les hauteurs et épaisseurs des pétales dans des matrices. Les rotations et les échelles ont permis la forme en demi-sphère de la coupole. 

Modélisation Rhinocéros :

La modélisation a permis de construire la coupole. Si la structure imaginé en L1 était une structure qui permettait de suspendre la géométrie de la coupole j’ai choisi pour ce projet de fabriquer une double structure intérieur et extérieur. Cette structure doit reprendre les charges repris par la coupole et lui permettre de chapoté le socle de disques inspiré d’un étang de nénuphars.

La modélisation Rhino a permis de réaliser des surfaces simples qui dans la réalité serait associé à des arches en MDF. Pour la maquette ces arches seront transformées en surfaces dépliables qui seront en encochés afin d’accueillir les pétales de la coupoles. Les arches seront découpées dans un carton bois un millimètre à la laser. C’est pourquoi les encoches sur les pétales seront d’un millimètre (plus l’incertitude du laser), ce qui permettra d’accueillir les arches et maintenir la structure. 

Modélisation en maquette :

Le principe d’assemblage provient de l’étude du projet de Robin Juzon à la FAV 2013 à Montpellier et aux travaux d’étudiants à l’Université catholique de Louvain qui ont réussi a fabriqué une structure par encoches. L’assemblage par fente en maquette va permettre de rigidifier la structure. La réalisation de la maquette de ce projet sera la représentation d’un sixième de la coupole. L’objectif est de parvenir à une simulation sensoriel de ce projet telle que l’on peut le voir dans l’image ci-dessous. C’est une image Rhino qui a été retravaillé numériquement avec le logiciel Procreate. Ce travail de l’image avait pour ambition de montrer qu’il est possible de travailler un rendu au travers de plusieurs outils : à savoir le travail de la main puis de Grasshopper, Rhino et la tablette numérique avant de conclure par une maquette grâce à la machine à découpe et gravure laser.

Réalisation de la maquette

Découpe laser :

Pour la séance à l’atelier maquette de l’école j’ai du réaliser un document qui permettent de découper les éléments nécessaires pour la fabrication de la maquette. Passant de Rhino à Autocad pour réaliser ce fichier j’ai mis à. l’échelle les éléments pour que la maquette finale soit d’environ 40 centimètres de diamètre.

Assemblage de la maquette et résultats :

La construction du socle de la maquette sur un nid d’abeilles a été réalisé dans une première étape, suivie de l’assemblage des poteaux. Néanmoins la technique suggérée d’emboîtements des pétales à partir des patrons découpé n’a pas été concluante. Le papier est trop souple pour se rigidifier lors de l’assemblage même en essayant de le faire brûler pour qu’il conserve sa forme. En définitive il aurait été préférable de réaliser un assemblage de deux pétales à plus grande échelle afin d’utiliser des matériaux plus solides et plus propice à cette géométrie complexe.

L’hypothèse n’a pas été satisfaisante :